Senufo people, Waanyugo (or Waabele), Helmet Mask, Korhogo District, Ivory Coast

Senufo people, Waanyugo (or Waabele), Helmet Mask,  Korhogo District, Ivory Coast

Waanyugo (o Waabele), Helmet Mask, ( Wa significa ciotola), definita anche Fire spitter o Sputafuoco

Softwood of the Ceiba petendra (Bombax cornui), pigments color
H. 32,7 in / cm 83
End of 19th century

Private collection, Italy
Arti delle Mani Nere All Rights Reserved

The presence of the human figure on top of the mask is an element of absolute rarity.
Common on Senufo helmets called Dagu, the human figure on waanyugo mask is found in the samples from the Archives Yale cataloged only in another case, which is not indexed as Waanyugo, but simply as Helmet Mask. (No. 32050).

La presenza della figura umana sulla sommità della maschera costitusce un elemento di rarità assoluta. Comune infatti sui caschi Senufo denominati dagu, la figura umana sulle waanyugo  è riscontrabile negli esemplari catalogati dall’Archivio Yale soltanto in un altro caso, peraltro non repertoriato quale waanyugo, ma semplicemente come Helmet Mask  (n. 32050).


(Courtesy The Yale Archive)

Provenance

Emil Storrer, Zurigo, Svizzera
Edith Hafter, Solothurn, Svizzera

“Les masques waabele ou waanyugo abondamment produits et justement célèbres cause de leur forme singulière sont des copies outrées et par là même ambiguës des masques kponyugo ou gbonyugo.
Représentant une tête hyène rehaussée de deux cornes lisses ou annelées pourvue de mâchoires proéminentes dentées parfois doubles et opposes atteignant alors imâ 150 de long) souvent ornée la base nasale et buccale excroissances figurant des cornes de bélier ou des defenses de phacochère les waanyugo ( tête qui jette violemment) ou waabele ( ceux qui jettent) sont perçus comme des instruments aggression: ” irruption” des potentialités du “grand monde”, dulunya, dans le “pays” ou le monde des hommes, kulo.

Des animaux très stylisés sculptés en relief sur le front du masque (caméléon, toucan, calao, serpent, crocodile etc.) suivant une chaîne iconique aux ponctuations orales agressives (chacun ayant arrière-train pris dans le bec ou la gueule de autre), chaîne qui est pas sans rappeler celle que on peut observer sur les récentes ” toiles de Korhogo” réfèrent aux mythes de création du monde et de la vie et sont censés représenter le chaos primitif ou parallèle, celui que kolotyoloo  n’a pu dominer et organizer.

Les formes puissantes, accuses, voire monstrueuses du waanyugo soulignées par la défroque en résille brunie qui enveloppe entièrement le porteur et qui tend ainsi le confondre avec les broussailles cendrées et ajourées de la savane ne laissent planer aucun doute sur le sens et la fonction du masque.


Korhogo, 1950 ca.

Surgissant brusquement, de jour ou de nuit, aux carrefours des sentiers ou des pistes seul ou en cortège se balançant lentement aux limites des champs, sorte épouvantail reticule, il “attaque” femmes, enfants, non-initiés, quelquefois des étrangers et des paysans…

Ces masques ont la réputation “de disposer de pouvoirs prodigieux et toujours nuisibles : provoquer la maladie, infirmité, la stérilité, inciter la femme autrui commettre adultère, tuer. Les plus redoutables peuvent meme, dit-on, intervenir dans le cours des meteors: faire tomber la pluie la foudre et même provoquer des eclipses” ( Bochet 1965 654 ).

Leur puissance ” maléfique” est tout entière contenue dans une boule de matière enroulée dans une feuille (war) et placée dans la cupule sculptée en ronde-bosse sur le front du masque (point final de la chaîne animale posé par le caméléon) ou intérieur des mâchoires, la spécificité du waanyugo étant dans ce cas peu lisible morphologiquement.
Seul le propriétaire individuel ou collectif de ces masques, le waafolo, détient le secret des composantes des actions et du pouvoir de cette boule de matière. Intervenant en dehors du cadre initiatique (ce qui explique dans une certaine mesure leur prolifération) leur manipulation est en principe soumise aucune règle rituelle officielle.
Les porteurs subissent une initiation courte et rudimentaire calquant “singeant” même celle du poro: plagiat rituel attesté par la conservation des masques waanyûgo dans une sorte de bois sacré par la présence d’ocelles ocres et blanches (empruntées la symbolique du poro) sur le corps du masque par la production de musique et de chants proches de ceux du poro etc.


Ex Musée de l’Homme, cm 91

Les waabeles peuvent apparaître tout moment et introduire une violence symbolique ( perturbations et désordres dans le déroulement des rites publics comme les funérailles la fête des moissons etc.) ou réelle ( menaces et agressions corporelles lancers de haches ou de piquants de porc-épic sur les chiens, parfois sur assistance) au sein du corps social qui se “defend” alors selon une logique manichéenne mais dans un temps différé, par intermédiaire de deux autres séries de masques à la puissance” bénéfique” et protectrice: kponyugo (ou gbonyugo) et korobla.” Jean Jamin. Le double monstrueux. Les masques-hyène des Sénoufo. In: Cahiers d’études africaines. Vol. 19 N°73-76. 1979. Gens et paroles d’Afrique. Écrits pour Denise Paulme. pp.125-142.


Korhogo, 1954

“Mais les danses des hommes ainsi masqués ne sont qu’un des rites habituels des confrères placés sous la protection de l’esprit représenté par le masque. Si elles font souvent partie des fêtes de funérailles c’est que les défunts que l’on honore appartenaient à la confrérie…Je donne des photographies de masques et d’homme costumé prises en 1914 à Bya, petit village sené du district de Korhogho…Le vêtement est une sorte de combinaison faite d’un filet en corde de Da (variété de chanvre) dont tous les noeuds sont garnis de longues bouffettes de filasse, de manière que le corps soit entièrement caché.

On étend la combinaison sur le sol, la partie ouverte, qui doit recouvrir le dos naturellement en dessus, on allonge les jambes côte à côte et les manches en croix…Ainsi nu, le jeune homme s’assit à côté et à gauche du costume, passa sa jambe droite dans celle du costume qui était près de lui et, se couchant sur le ventre et se retournant, logea sa jambe gauche. Puis, tandis que son frère remontait le vêtement sur le torse, il enfila les manches et resta ainsi couché sur le ventre jusqu’à ce que son aide eut avec un lacet réuni les mailles des bords de la fente du vêtement. Une fois debout, on lui passa sous les aisselles une ceinture garnie de filasse très longue et très fournie et l’on posa le masque sur sa tête. Celui-ci avait lui-même une frange qui tombait sur les épaules, cachant la nuque et le cou, et sa gueule ouverte se trouvait à hauteur des yeux du jeune homme.” (pp. 38-39),  1920. Maurice Prouteaux. “Notes sur certains rites magico-religieux de la haute Côte d’Ivoire: Les Gbons.” l’Anthropologie , Vol. 29 (1918-1919).

Bibliography

-Delafosse, M. “ Le peuple Siéna ou Sénoufo”, Revue des etudes ethnographiques et sociologiques, 1:16-32, 79-92, 151-159, 242-275, 448-457,483-486; 2:1-21
-Goldwater, R. “Senufo Sculpture from West Africa”, The Museum of Primitive Art, New York, 1964
-Holas, B. “L’Art Sacré Sénoufo”, Abidjan, 1978
-Knops, P. “Les Anciens Sénoufo”, Musée Berg en Daal, 1980
– Förster T., ” Die Kunst der Senufo”, Museum Rietberg, Zurigo, 1988
– Bochet G., Garrard T. F., Glaze A., Several commentaries in J.P. Barbier (ed.), Art of Côte d’Ivoire from the Collections of the Barbier-Mueller Museum, 2 vols., Ginevra, 1993
– Rivière M., Arts Premiers de Côte d’Ivoire, Saint-Maur, 1997
-Gottschalk, B.”Sénoufo, Massa et les statues du poro”,Verlag U. Gottschalk, Dusseldorf, 2002
-Gottschalk, B.” Senoufo. Trésors inconnus des Collections privées,L’art du Continent noir. Afrique.Vol.3”, Verlag U. Gottschalk, Dusseldorf, 2009

A cura di Elio Revera

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